Le CRSNG présente les prix Synergie et les prix Défi innovation de
2008

École de technologie supérieure et Ultra
Electronics TCS
Ultra Electronics attribue sa position de chef de file sur le marché
des communications sans fil à son partenariat avec des chercheurs de
l’ÉTS
le 25 septembre 2008 – Un partenariat de recherche
fructueux avec des spécialistes des communications sans fil de l’École de
technologie supérieure (ÉTS) a propulsé l’entreprise montréalaise Ultra
Electronics TCS en position de chef de file incontesté dans le domaine des
radios tactiques militaires.
Sous la direction de François Gagnon, les chercheurs de l’ÉTS ont aidé
Ultra Electronics à révolutionner les communications militaires avec la
venue de radios tactiques qui fonctionnent au moyen de logiciels plutôt
que de matériel et qui fournissent des liens multimédias essentiels entre
les soldats et les commandants dans les zones de combat. Ils ont remporté
un prix Synergie pour l’innovation pour leurs travaux.
Le partenariat de 12 ans a permis à Ultra Electronics de devenir
le principal fournisseur de radios à portée de visibilité directe de haute
capacité. Avec 44 p. 100 du marché mondial des radios à portée
de visibilité directe de haute capacité, Ultra Electronics et ses quelque
200 employés maintiennent une avance appréciable sur leurs concurrents
internationaux, dont la taille est considérablement plus importante.
« Le succès qu’a connu Ultra Electronics avec certains des clients les
plus exigeants sur le plan technologique au monde est en grande partie le
résultat de notre relation avec M. Gagnon et ses collègues et les
étudiants de l’ÉTS », a observé M. Iwan Jemczyk, vice président
de l’ingénierie à Ultra Electronics.
M. Jemczyk a affirmé qu’un des tournants décisifs s’est produit en 1997
lorsque M. Gagnon et une équipe composée des ingénieurs principaux d’Ultra
Electronics ont passé une semaine avec l’armée américaine, en réponse à
une demande de soumission pour des radios de la prochaine génération. Il a
ajouté que M. Gagnon a joué un rôle clé en réussissant à convaincre les
décideurs militaires que la solution unique d’Ultra Electronics, définie
par logiciel, était technologiquement supérieure à celles des entreprises
concurrentes.
Après plus d’une année de démonstrations de suivi, Ultra Electronics a
obtenu une importante commande de radios GRC 245 HCLOS – la
première radio définie par logiciel au monde. L’entreprise livre
maintenant plus de 1 000 radios GRC 245 de deuxième
génération et les composants de système connexes par année.
Au début du partenariat, les chercheurs de l’ÉTS ont dirigé leurs
efforts presque entièrement sur l’ajout d’une fonctionnalité numérique à
ce qui était autrement une plateforme en grande partie analogique.
« La plupart de nos grandes innovations, se rappelle M. Gagnon,
ont été apportées à la microélectronique, au traitement des signaux
numériques et à la conversion du matériel en micrologiciel (code source
qui connecte le matériel au logiciel). En transformant la radio en
ordinateur, nous avons obtenu une plateforme qui est nettement plus
économique, souple et polyvalente. Cela a également ouvert la voie à une
panoplie presque sans fin de nouvelles applications de communications qui
peuvent être définies par des logiciels. »
Les innovations de l’ÉTS étaient tellement impressionnantes qu’Ultra
Electronics a décidé d’accroître son appui au partenariat en 2001. Cet
appui permet à l’équipe de chercheurs de mener un mélange de recherches
fondamentales et appliquées en communications sans fil, et donne à Ultra
Electronics une vue d’ensemble des tendances de la technologie à long
terme, selon M. Jemczyk.
« Nous devons avoir une orientation bien définie, car il est très
difficile de prédire ce qui se passera dans cinq ou sept ans puisque la
technologie sans fil évolue si rapidement. M. Gagnon a la vision à
long terme qui est essentielle dans un marché caractérisé par un très long
cycle de vie des produits. Il est plein d’énergie, il est passionné, il a
une attitude gagnante et extrêmement positive. Et cela est énormément
important au fur et à mesure que nous progresserons vers des projets de
recherche de plus en plus complexes et difficiles, a précisé
M. Jemczyk. »
Jusqu’à maintenant, le programme de recherche de M. Gagnon a
permis de former quelque 50 étudiants des cycles supérieurs, dont
plusieurs ont joint les rangs d’Ultra Electronics. Un de ses étudiants au
doctorat qui travaille actuellement chez Ultra Electronics est également
un membre clé de l’équipe d’ingénierie de l’entreprise, alors qu’un autre
ingénieur-système principal consacre chaque semaine des heures à
l’enseignement d’étudiants des cycles supérieurs à l’ÉTS.
En plus d’alimenter Ultra Electronics en employés talentueux,
M. Jemczyk est d’avis que les travaux de M. Gagnon ont contribué à
des changements dans les méthodes d’ingénierie de l’entreprise. En
particulier, le succès que M. Gagnon a obtenu dans les techniques de
modélisation et de simulation a incité Ultra Electronics à investir encore
plus dans ce domaine.
Selon M. Gagnon, la modélisation et la simulation prennent de plus en
plus d’importance, car les chercheurs de l’ÉTS doivent affronter un autre
grand défi : rendre les radios plus « intelligentes ». Le but
ultime, explique-t-il, est d’amener les radios à s’adapter rapidement aux
milieux en évolution constante où elles sont déployées.
« Ces technologies cognitives promettent de réduire le niveau de
planification centralisée requis pour déployer les radios sur le terrain.
En effet, nous allons les faire fonctionner de façon plus autonome de
sorte qu’elles seront moins compliquées à utiliser par les soldats, qui
évoluent dans des milieux très stressants. »
Selon M. Gagnon, presque toutes les innovations pour les radios
militaires d’Ultra Electronics ont également des applications
commerciales. En fait, son équipe collabore étroitement avec plusieurs
grandes entreprises spécialisées en communications, notamment Bell Canada,
Ericsson Communications Canada et Nortel Networks.
Pour favoriser un meilleur partage entre les intérêts militaires et les
intérêts commerciaux en communications, M. Gagnon s’occupe à créer de
nouveaux liens entre les deux camps. Il a contribué, par exemple, à amener
Ultra Electronics à se joindre à PROMPT-Québec (Partenariats de recherche
orientée en microélectronique, en photonique et en télécommunications),
une alliance de recherche préconcurrentielle dominée par des entreprises
commerciales.
« Nous avons assurément fait d’immenses progrès au cours des 12
dernières années grâce à notre partenariat avec Ultra Electronics, a
ajouté François Gagnon. Je crois que nous nous entendons bien parce que
nous savons tous deux que le succès sur le marché militaire dépendra de
l’excellence technologique pour de nombreuses années à venir. » |