Montréal, Janvier 2008 - Convertisseurs analogiques-numériques d’extrême précision pour le module de microgravité de la station spatiale internationale, avec agence spatiale canadienne. Le système fut conçu pour la prochaine génération de système d’essai en micro-gravité. Afin de contrôler les électro-aimants générant le coussin magnétique du module, il faut pouvoir échantillonné le signal des accéléromètres de façon très précise. Le module précédant avait une plage dynamique de 100 dB et nous avons conçu un système couvrant 140 dB. Ce résultat fut confirmé par les mesures du système réalisé. La stratégie de conversion donne l’équivalent de 23 bits de précision, soit l’équivalant des 140 dB prévus. Un brevet fut déposé.
Les professeurs Jean Belzile, François Gagnon, Naïm Batani, Ammar B. Kouki, René Jr. Landry et Claude Thibeault ont participé aux travaux de recherche. |
Lancement prévu pour le 10 janvier 2008.
Mission STS-122 – L‘équipage de la navette spatiale Discovery livre et installe le sous-système d'isolation contre les vibrations en microgravité (MVIS) de l'Agence spatiale canadienne à bord de l’ISS.
L'information qui suit est tiré du site suivant: http://www.space.gc.ca/asc/fr/sciences/mvis_lancement.asp
Le Canada protège les expériences spatiales des secousses et des vibrations |
Sous-système d'isolation contre les vibrations en microgravité (MVIS)
Lorsque nous voyons les astronautes flotter librement à l’intérieur de la Station spatiale internationale, nous pourrions être portés à croire qu’ils évoluent dans un environnement calme et silencieux. Or, la réalité est tout autre : il y a beaucoup de bruit et de vibration à l’intérieur de la station. Les systèmes de ventilation, l’amarrage d’engins spatiaux et même le travail des astronautes font parfois vibrer le complexe de recherche orbital. Bien qu’elles n’incommodent pas vraiment les astronautes, ces vibrations peuvent nuire aux expériences scientifiques vouées à l’étude des effets de la microgravité. |
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Sous-système d'isolation contre les vibrations en microgravité (MVIS)
(Photo : ASC) |
Une solution canadienne
Le Canada a élaboré le sous-système d’isolation contre les vibrations en microgravité (MVIS), une technologie clé permettant d’éviter que les expériences subissent les effets nuisibles des vibrations. Lorsque les membres d’équipage de la mission STS-122 auront livré le MVIS, les expériences qui seront menées à bord de la station, comme celles qui portent sur l’écoulement des fluides, la croissance de cristaux et le développement d’alliages métalliques, ne seront plus soumises aux secousses et aux vibrations. Ce système permettra au Laboratoire sur la science des fluides de l’Agence spatiale européenne de se soustraire aux vibrations et aux tremblements qui surviennent quotidiennement à bord de la station spatiale. Le bâti du Laboratoire sur la science des fluides, dont la taille s’apparente à celle d’un réfrigérateur, est intégré au module Columbus de l’Agence spatiale européenne. C’est dans ce module que seront réalisées les délicates expériences scientifiques.
Le sous-système d’isolation contre les vibrations en microgravité a été élaboré par l’Agence spatiale canadienne en collaboration avec Magellan Aerospace (Bristol Aerospace Limited) de Winnipeg, MDA de Ste-Anne-de-Bellevue, au Québec (anciennement EMS Technologies), SENER d’Espagne, l’École de technologie supérieure de Montréal et l’Agence spatiale européenne.
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Suspension magnétique
Le MVIS est un système de contrôle compact intégré au Laboratoire sur la science des fluides. Il fait appel à un champ magnétique pour maintenir en suspension un contenant de dimensions semblables à celles d’une boîte à pain à l’intérieur duquel sont effectuées des expériences scientifiques. Des capteurs et un ordinateur de bord surveillent et contrôlent la position du contenant afin de s’assurer qu’il flotte à l’intérieur de paramètres acceptables pour l’expérience. De cette façon, les vibrations ne sont pas transmises au contenant. |
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Préparation du MVIS dans les installations du Laboratoire David Florida de l'Agence spatiale canadienne en vue de son lancement. (Photo : ASC) |
Une technologie évolué
Au fil des ans, l’exploitation de la navette spatiale, de la station orbitale Mir et de la Station spatiale internationale a appris aux chercheurs que les vibrations inhérentes aux engins spatiaux peuvent nuire à la réalisation d’expériences cruciales en physique des fluides et en sciences des matériaux. La rotation des panneaux solaires et des antennes, l’ouverture et la fermeture des tiroirs, le fonctionnement des moteurs et même l’entraînement physique des astronautes sur les tapis roulant sont toutes des activités qui contribuent à faire vibrer la station spatiale. Pour bien comprendre l’incidence de la pesanteur sur certaines expériences, il est primordial d’atténuer le plus possible les effets de ces vibrations.
En 1996, l’Agence spatiale canadienne a entrepris le développement d’une version du système d’isolation contre les vibrations utilisé pendant deux ans à bord de la station spatiale Mir. Une deuxième génération de ce système a été exploitée par l’astronaute canadien Bjarni Tryggvason dans le cadre de la mission STS-85 qui a eu lieu en 1997. La troisième génération du MVIS pourrait contribuer à démystifier certaines des lois fondamentales de la nature dès le début de 2008. Une série d’expériences seront réalisées afin de tenter de comprendre le rôle de la pesanteur dans le processus d’évaporation de l’eau, ce qui pourrait déboucher sur la mise au point de processus de distillation plus écoénergétiques sur Terre. Des physiciens et des chimistes des quatre coins du globe pourront tirer profit de l’environnement fourni par le MVIS à l’intérieur du Laboratoire sur la science des fluides à bord de la station spatiale, et ce, pour les dix prochaines années au moins. |